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Ofnac: Les recommandations faites à Seynabou Ndiaye Diakhaté

Dans quelques jours, la patronne de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), Seynabou Ndiaye Diakhaté, va se prononcer sur la gestion de l’Institution qu’elle dirige depuis le 25 juillet 2016. D’importantes mesures seront prises, conformément aux recommandations de l’audit.

La présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), Seynabou Ndiaye Diakhaté, vient de boucler l’audit qu’elle avait commandité pour fouiller la gestion de son prédécesseur, Nafi Ngom Keïta. Et le contenu de ce rapport, soigneusement gardé dans les armoires de l’Ofnac, sera révélé au public dans les jours à venir. C’est du moins ce que nous confient des sources proches de l’enquête. Les mêmes informateurs de préciser que des recommandations seront faites sur la base des conclusions de l’audit, entre autres, la réduction des salaires du personnel et des membres  nommés par décret, la diminution de certains avantages comme les voyages, le carburant, les crédits de téléphone… Des mesures prises pour alléger les charges de l’Institution nationale en charge de la lutte contre la fraude et la corruption.

Nos sources renseignent que «la réduction des salaires du personnel peut ne pas soulever des vagues, mais pour ce qui concerne les membres nommés par décret, cette mesure ne passera pas comme lettre à la poste». En fait, c’est par décret n°2016-1004 du 25 juillet 2016 que Seynabou Ndiaye Diakhaté a été nommée Présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac). Et le départ de l’Inspectrice générale d’Etat, Nafi Ngom Keïta, avait fait couler beaucoup d’encre au double plan politique et juridique. Les uns soutenaient que les enquêtes qu’elle avait menées dérangeaient le Palais. Pis, dans le rapport de l’Ofnac concernant la période 2014-2015 et publié le 24 mai 2016, la gestion catastrophique de Cheikh Omar Hann du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), avait mis le Palais en colère. Dans cette même optique, l’ancienne patronne de l’Ofnac préparait un autre rapport pour démontrer à l’opinion nationale et internationale le montage de la société Petro Tim, dans lequel Aliou Sall, le frère du chef de l’Etat, est cité, ainsi que dans l’affaire Lamine Diack. Dans cette affaire, l’actuel Président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Ousmane Tanor Dieng, était dans le viseur de l’Ige.

Sur le plan juridique, Jacques-Mariel Nzouankeu, Professeur de droit public à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, relève une illégalité dans la décision mettant fin aux fonctions de Nafi Ngom Keïta. «Le texte est très clair. Le mandat de trois ans qui leur est conféré commence à partir de la date de prestation de serment (le 25 mars 2014) et expire au troisième anniversaire de cette date, c’est à dire en mars 2017. La durée du mandat est illimitée, donc ils doivent être protégés pendant cette période, avec tout le mécanisme prévu par la loi. Donc, conclut-il, il n’est pas possible de mettre fin à leurs fonctions avant l’expiration du mandat». Il cite l’article 6, selon lequel, «il n’est mis fin aux fonctions des membres de l’Ofnac qu’en cas de démission», argumente le Professeur.

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